
Depuis, je sais que je veux y retourner. Seul hic, c’est qu’on ne voyage pas dans le Nord comme on va à Cuba. Les transporteurs aériens ne font pas légion, les hôtels sont plutôt rares et les prix de ces quelques services, prohibitifs. Le tourisme dans le Nord n’est développé que pour les riches chasseurs et pour les sportifs super-extrêmes.
Alors, enseigner dans le Nord? Comment s'y prendre? De la seule manière que je connaisse : de retour aux petites annonces (que je consulte maintenant en ligne, évolution technologique oblige!). Et puis, dans l’ordre :
- un CV à la commission scolaire Kativik,
- une entrevue (en français, en anglais et même un peu d’inuktitut),
- un certificat de bonne conduite de la police,
- mes bulletinS et diplômeS (c'est qu'il commmence à y en avoir beaucoup!),
- un examen médical complet, bonne nouvelle : je n’ai pas la tuberculose,
- une évaluation de ma santé mentale, question de savoir si je suis capable d’aller travailler en région isolée,
- faire mes boîtes (clin d'oeil à mon monde d'André-Laurendeau et à notre incendie!)
- un peu de contrariétés avec la direction de la titularisation du ministère pour obtenir le brevet d’enseignement (c’est quand même étonnant, j’ai plus de misère à obtenir ce fameux brevet que d’avoir un certificat de bonne santé mentale alors que j’ai l’impression de réclamer des autorisations dans l’administration des 12 travaux d’Astérix... : )
- et le début d’une maîtrise en enseignement au secondaire plus tard (eh oui, encore des études... c’est mon karma!)
Mais… ce ne sont que de simples formalités, à peine différentes que si j'allais travailler à la polyvalente au coin de la rue. Je suis enseignante, je suis embauchée et je suis à veille de partir. Juste un peu plus loin, un peu plus froid, pas mal plus inuit qu'à l'école du coin.
Tout bonnement, j’ai reçu un courriel qui me dit à quelle heure je dois me pointer à l’aéroport.
Là, j’ai hâte!
Aucun commentaire:
Publier un commentaire